L\'Insoluble

L\'Insoluble

L'atelier d'écriture d'Anne Roche

et  aussi D'andré Guiguet et Nicole Voltz


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Ce n'est pas si courant que des universitaires aient l'envie de partager avec tous leur savoir-faire.  Mais c'est le cas d'Anne Roche. Elle aime s'approcher des gens, de tous les gens, même les plus reculés, les plus sauvages, les plus éloignés, elle aime les écouter parler, puis, leur donner l'audience qu'ils méritent, via ses livres.  Elle aime aussi passionnément écrire, et tout ce qui pourrait faire que tous puissent pratiquer cette même passion, elle a envie de l'inventer. Puis le faire passer à ses étudiants. Et dans ses livres.

L'atelier d'écriture, qui en est à sa troisième édition, réunit tous les moyens imaginés pour que chacun et tous aient envie de ce plaisir intense, écrire soi, son être, son monde imaginaire ou réel. Un vrai festival.

Pour tous les gens qui veulent se lancer, pour tous ceux celles qui ont encore envie d'expérimenter, pour tous ceux qui ont la même envie qu'Anne Roche : partager dans des ateliers d'écriture le langage intérieur qui s'est fait jour en eux-mêmes, de manière à ce que tous trouvent le sien propre.

(Tiens, Flo, je suis sûre que tu trouverais deux ou trois idées intéressantes pour ton atelier à toi)

 

…..

 

Il y a très longtemps, dans la Cité Radieuse du Corbusier.

Je viens à peine d'emménager dans cette drôle de bestiole qu'on appelle encore à Marseille la maison du fada, avec couleurs, pilotis, école sur le toit, théâtre en plein air, piste de course et convivialité. Je suis jeune, à cette époque reculée :-) Jeune femme, jeune épouse, jeune mère, jeune prof, jeune thésarde, non ça pas encore, finalement Anne est aussi une des raisons qui m'a poussée à faire de la recherche.

Toujours est-il que, sans l'avoir prévu, je me retrouve à ouvrir ma porte en même temps que ma voisine, après des courses au supermarché du coin qui n'est pas encore un Casino.

Alors que dans un immeuble normal, il ne se passerait tout simplement… rien, là dans les quelques secondes qui suivent, une voix très fine et belle, on dirait celle d'une très jeune fille (et après tant d'années, elle a toujours cette même voix) me dit trois choses : qu'elle est très contente de m'avoir comme voisine, qu'elle m'invite à prendre un café, et un jeu de mot marrant sur les surgelés qu'elle vient de rapporter dans son sac.

En quelques secondes, c'est tout Anne Roche : vive, solidaire et généreuse, aimant à jouer avec le langage.

 

C'est le début d'une longue, très longue série de cafés, tantôt au 627, chez moi, tantôt au 629, une longue série de longues discussions, de repas pris dans la campagne au Pigeonnier, à chercher avec les enfants des œufs en chocolat, ou dans les nuits d'été autour de la petite piscine du toit du Corbusier, avec des photophores pour la lumière. Un partage de musiques, d'idées, d'épreuves. Puis mon départ, et ce long moment où les épreuves, pour elle comme pour moi, réussissent un temps à étouffer tout désir d'aller vers n'importe qui d'autre.

 

Mais comme tous les vrais amis, Anne Roche ne déçoit pas, ne trahit pas, n'abandonne pas.

Et voici que pendant le temps, peut-être très court, où les épreuves s'éloignent (mais tout en nous regardant de travers l'air de nous dire : profitez-en pour apprendre et être utile, parce que sinon la prochaine tempête sera amère en plus d'être destructrice), on se retrouve encore, parfois, pour ces extraordinairement grands pots de merveilleux café qu'Anne sait si bien faire, au 629, dans la sixième rue de la Cité radieuse, à Marseille.

Elle est toujours présente, dans la vraie vie, comme dans mon cœur, même si nous ne voyons guère. Discrète, passionnante, partageuse.

 

 

Bibliographie d'Anne Roche

 


 

 

 




20/12/2009
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