L\'Insoluble

L\'Insoluble

Eté

ça dramatise dans le ciel, et on finit par se pardonner à soi-même son énervement chronique quand on comprend l'état électrique des nuages, et du drôle de carmin qui s'est installé avec la violence du vent au delà des arbres.

Bach, Fauré, les études, les ésotériques calculs d'atténuation et d'aléa auxquels on s'est juré, tonnerre de Brest, d'y comprendre quelque chose, et l'effort que l'on fait de frotter le plus possible son être au monde, à la terre, à la chaleur, au déséquilibre, parce que cela semble être la seule route actuellement, la seule ouverte, tout cela va se plier bientôt sous l'orage.

Et l'on finit presque par aimer son regret douloureux d'être partie momentanément, de s'être éloignée, arrachée, parce qu'il nous oblige à nous regarder nous-même.

Ici, la musique d'Addison le bassiste, seule candidate pour dire la complexité, moins douce que Fraanje le rêveur, l'ami Steph Crytes aux drums :

https://www.youtube.com/watch?v=v--dXxxuVxM

Plus tard dans la nuit : pas d'orage finalement. Je me demande quelle était cette bizarre écharpe, rouge et ventée, magnétique, qui est passée sur ma maison aujourd'hui.

 

 



07/07/2013
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