L\'Insoluble

L\'Insoluble

souvenir de fin du monde (2)

je revenais, je revenais toujours, attirée non par ses mots mais par ceux qu'il ne disait pas, les atours de pensées, les bracelets d'argent de ses modèles. les silences, dans le grand et jaune espace de fin du monde, les silences étaient des ponts levis, alors que la paix s'étendait toujours plus vaste, de branches noires de lunettes un peu trop penchées parce qu'il n'y voyait pas toujours bien à nos visages et à nos mains occupées. nous dessinions des vastes pays sous la mer, des tremblements épouvantables, des mécanismes d'horloge. parfois naissait une épiphanie, parce que cette ligne avait révélé sa manière, elle se projetait en deux étapes, d'abord sur l'horizontale, ensuite se projetait de la projection. le monde alors de squelettique se faisait corps, d'angles se faisait courbe, de faille se faisait compréhension. notre pensée s'unissait sans savoir, d'une fraternité si chaude qu'une seule de ses écritures faisait vivre encore dans la fructueuse éternité de la joie. ne se désunissait plus, voyageait de concert, dans une musique d'ondes, dans une fin de monde paisible et ses murs jaunes.



08/08/2017
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