L\'Insoluble

L\'Insoluble

Santoline

A l’arrêt Santoline, ce sont d’autres étudiants qui montent.

 

Ceux de la vraie vie, pas les fils à papa, fils de profs, fils de chercheurs, fils de riches. Mes frères et mes sœurs, quoi. Il n’y a qu’à écouter les conversations entre ceux du labo pour découvrir que Santoline, pour eux, c’est un autre monde, et que, quand on passe là, c’est comme si on « passait au nord ».

 

En réalité, le nord de Nice est plutôt distingué au contraire, mais je comprends leur métaphore, je comprends ce qu’ils veulent dire.

 

Et là, tout à coup, dans une explosion de lumière du matin, au milieu du gris, du béton, du moche, du supermarché cheap, et des écoles difficiles, un pan de terre sorti d’on ne sait où, couvert de longues herbes et de coquelicots, s’illumine.

 

Je n’ai pas pu prendre d’image, mais ça ressemblait à ça :

 

 

 

 

Il faut le cœur de la ville technologique, sale, pauvre, désespérée, pour montrer ainsi le pur grenat du printemps.



21/04/2016
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