L\'Insoluble

L\'Insoluble

Rien, en passant...



(11 février 2009)


je suis un peu loin des ordinateurs en ce moment, pas de mon fait, mais parce que ce sont les ordinateurs qui m'en veulent, ils font exprès de s'arrêter et de ne plus marcher, on dirait des ânes...  
 
toutes petites choses dans le soleil du début du printemps

collège de l'Archet, hier matin, classe d'élèves spécialisés (ceux qui vons disparaître l'an prochain, pas les élèves, les classes), un élève catégorisé autiste par l'administration et bombardé "répétititeur rythmique" par la prof de musique se lève. Il s'appelle Jonas. Marianne, c'est une adolescente trisomique, jolie et adorable, long cheveux roux, peau blanche. Elle vient de pleurer parce qu'elle n'arrive pas à refaire la séance rythmique du morceau "attention, le soleil se lève" (extrait d'une comédie musicale écologique de Gilles Maugenest, texte à pleurer mais musique chouette)
Jonas se lève, et, à la stupéfaction de la prof de musique et de moi, se dirige vers Marianne. Suit un moment indescriptible, Jonas apprend la séquence à Marianne. Sais pas comment ils se sont débrouillés, on dirait deux extra terrestres partageant une conversation dans une langue inconnue pour nous. Le résultat, c'est que Marianne arrive à refaire le rythme avec nous, et qu'elle est très très heureuse. Et Jonas aussi. Et moi aussi.


centre Nice, on n'a pas le droit d'aller sur les voies du tram, le maire l'a interdit après les manifs très violentes à propos de Gaza qui ont failli vraiment très mal tourner.
Des vagues d'étudiants vont et viennent sur le refrain "un pas en avant, trois pas en arrière, c'est la politique du gouvernement". Faut vraiment faire gaffe, parce que les trois pas ils les font, Sylvie et moi on se fait balayer trois ou quatre fois avant de repérer les moments où la hola commence. on s'occupe en découpant des trous dans nos banderoles, voilà pour les beaux draps que Brigitte aura achetés hier pour la manif. Le directeur est avec nous, ça ça fait plutôt du bien. Une manif d'étudiants ça change vraiment d'une manif de profs, c'est bien plus drôle.


ce matin, dans les exercices de production de textes, avec la prof de français, les souvenirs de la journée d'action sont visiblements présents
(tu marches loin dans la lumière
avec des vagues mauves pour lutter dans l'insistance du vent
et moi comme toujours je te regarde
comme cette séparation frénétique des hommes
et très pâle
comme tes mains très pâles
tu marches loin dans la tendresse
)


23/06/2010
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