L\'Insoluble

L\'Insoluble

Printemps-Presque

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Les abeilles ne sont pas encore sur les pruniers.

 

Le printemps, c'est l'époque bénie des stages. Je dis bénie, mais je sais parfaitement que c'est chaotique, que j'éprouve souvent les mêmes trucs que devant des équations différentielles complexes.

 

Le danger principal : je crois comprendre, mais non. Pendant une période de stage, ne jamais faire d'électrocardiogramme.

Je suis déterminée à me débrouiller, mais des fois, c'est froid et solitaire.

(Evidemment, la régression linéaire est une régression multiple, pas simple. Ah ah...)

J'écris. Puis je réécris, en supprimant 90 pour cent de mes phrases. Je suis parfois tellement non scientifique que j'en pleurerais. Vous me direz, certains auteurs littéraires pourraient en faire autant.

Et je ne parle pas de Fortran.

La musique me console un peu. Au moins là, je sais faire deux trois machins de temps à autre.

 

Bref...

 

Derrière cela, cependant, du bonheur, et une infinie, une lumineuse confiance : quoi qu'il arrive, la certitude d'apprendre, le privilège d'apprendre, même si, et surtout si, je suis perdue. Apprendre plus qu'en une année entière.

 

 

"If thou hast uphoarded in thy life extorted treasure in the wombs of earth

for which, they say, you spirits oft walk in death, speak of it"

(W. Shakespeare, Hamlet, Acte I Scène II)



26/02/2016
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