L\'Insoluble

L\'Insoluble

Mémo pour faire une coupe géologique

Matériel, c'est très important : crayons HB, bien taillés pour faire des points pas trop difficiles à effacer, règle (c'est important qu'elle soit transparente, et petite quand on l'utilise pour le profil topo), rapporteur pour les angles de pendage, papier millimétré, papier calque, ciseaux (on n'y pense pas toujours, mais c'est très utile pour découper le cartouche avec les épaisseurs de couches), crayons de couleur, calculatrice pour calculer le pendage si on le fait par la formule qui inclut la tangente de l'angle;
Des bons yeux ou des bonnes lunettes (heum).
Ensuite dans l'ordre, lorsqu'on a sa carte ou son extrait de carte ou son exercice :

- Calculer l'échelle, sans se tromper si possible (n'est-ce pas isa), la reporter sur la coupe, en légende. Il vaut mieux mettre une échelle graphique, car si on agrandit l'image ensuite, l'échelle demeurera exacte. L'échelle verticale doit respecter les mêmes grandeurs, attention. Pour l'indiquer, après avoir tracé les deux verticales qui délimitent la coupe, on repère d'abord le point le plus haut sur la carte, et d'après ce point on établit l'échelle verticale, de manière à ce que le profil topo soit bien en haut de la coupe (pour qu'il y ait de la place pour les couches géologiques).

- Repérer l'orientation, la noter sur la coupe.

- Faire le profil topographique, bon courage là, parce que ça peut être long. Repérer la distance entre les courbes de niveau, pour ne pas se tromper d'altitude. Prendre plusieurs grands point d'abord, puis préciser. Bon mais bref, se débrouiller. Si le profil est déjà fait le reporter sur un calque, puis le redessiner(plus rapide que le dessiner par transparence). Time can be of the essence sometimes. Attention aux vallées, rifts, creux divers, dont on ne forme pas exactement la courbe.

- Indiquer les failles. Repérer dans quel sens elles sont, c'est loin d'être évident. Attention, chacun a son moyen mnémotechnique de retenir le sens. Je me rends compte que je n'ai pas le même que les autres, par exemple. Pour moi c'est :
Le V dans la vallée. Si le v de la faille est dans une colline, sa pointe fait une flèche dans le sens où va la faille sur la coupe. Si le v de la faille est dans une vallée, sa pointe va dans le sens contraire.
Mais on pourrait dire aussi, pour le v dans la vallée, que ce v est tourné dans un sens précis (par exemple vers la gauche sur l'article faille, ici), et donc que le sens du v est le même quand c'est une vallée, et le contraire quand c'est une colline. Trouvez l'explication qui est la plus claire pour vous. De toute façon, cela se fait à l'aide des courbes de niveau, bien sûr.

 Le pendage peut être indiqué, reporter l'angle avec le rapporteur. S'il ne l'est pas, calculer le pendage avec la méthode des horizontales, bien pratique et précise. Une faille qui suit les courbes de niveau est horizontale. Une faille qui coupe nettement les coupes de niveau est verticale. Une faille d'environ 30 degrés est souvent inverse, une de soixante degrés souvent normale, une de 90 degrés souvent décrochante. Ne pas oublier le signe de faille, avec la direction du mouvement.
On indique aussi les failles avec un pointillé qui déborde de la coupe, en suivant la droite de la faille et avec la lettre φ

Le pendage d'une faille est d'autant plus grand que l'angle de la faille sur la carte est grand.

- Indiquer les différentes couches. Pour les structures tabulaires ou monoclinales, c'est plus simple que lorsqu'il y a des plis. Même travail à faire pour le pendage des couches, par exemple avec la méthodes des horizontales, ou bien avec un cartouche indiquant l'épaisseur de la couche, si on l'a. Sauf que c'est en général plus compliqué que pour les failles, car il y a l'épaisseur des couches, et donc on ne sait pas toujours avec certitude si on est dans une colline ou dans une vallée.

Toujours commencer par la couche la plus récente dont on a les deux limites. Si une couche ne traverse pas de courbe de niveau, c'est qu'elle est plate.

Pour les plis, commencer par les synclinaux, très important. On les repère parce que la couche la plus récente est en haut. les anticlinaux ont la couche la plus ancienne en haut. A partir des synclinaux, on forme les anticlinaux. Commencer donc, je rappelle, par la couche la plus récente dont on a les deux limites, le mur et le toit (sinon ça marche pas). Le pendage des couches peut être indiqué par un petit papier avec l'épaisseur des couches, si on les a. Faire tourner le petit papier jusqu'à ce que le point du mur corresponde avec la ligne d'épaisseur. Attention pour les couches d'en haut, bien garder en mémoire l'épaisseur limite de la couche pour dessiner.

- Figurés. Remplir le dessin des couches avec un figuré choisi ou imposé. Quand il est choisi, fuir certains figurés réservés, style granite, oiseaux,  ou autre. Attention, règle importante, les figurés ne peuvent être que parallèles ou perpendiculaires aux couches, sinon cela signifie autre chose (sédimentation ultérieure). Quand la couche est épaisse, établir des divisions.

- Légende. Indiquer toutes les couches dans des rectangles avec toutes les indications nécessaires, en bas à droite la plus ancienne, en haut àgauche la plus récente.

- Titre.







11/03/2010
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