L\'Insoluble

L\'Insoluble

downtown train

C’est la nuit. Un homme chante downtown train dans la fumée, voix éraillée de plénitude. Moi qui ne suis qu’entière et pliée d’une seule trame, moi une, je garde mon regard, et viennent sur ma peau des pluies fines de jour. En aveugle à ma place, celle qui est au centre de mes souffles, je regarde les flots battre autour de moi, sans que mes pieds ne perdent trace. J’ai la fièvre du sable. Sûrement tu ne sais pas le chant de toutes mes vies émues, le prix d’ellipses noctambules, combien de force pour dégager ce parchemin d’épaule, où s’inscrit ton nom tous les jours. Où je l’efface, par discrétion. Où il se réinscrit.



05/02/2017
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