L\'Insoluble

L\'Insoluble

cure d'automne

En principe personne de normal ne confond l'étui d'orangé lumineux en carton qui contient le jus d'argousier, avec celui vert sombre du jus de bouleau.

Moi si.

Voilà pourquoi depuis quelques jours, j'ai pris l'habitude de considérer un arbre comme un légume, et de boire l'essence de son écorce. Il faut bien écouler le résultat de mes maladresses. Non non, il ne s'agit pas d'érable, et sincèrement, c'est loin d'être sucré tout ça.

C'est…râpeux, voilà j'ai trouvé. Et vert. Je n'avais jamais BU quelque chose de vert, au goût vert je veux dire, eh bien maintenant c'est fait.

On dirait que la firme qui vend ce machin de l'autre monde (vous buvez souvent du jus d'arbre, vous ?) s'est ingéniée à rassembler dans ce drôle de liquide des milliers de composantes : on sent comme de l'air dans une plaine, des algues, des mûres pas très mûres, un extrait d'argile quand elle  a été malaxée, un grain d'amertume, et encore tellement d'autres senteurs dont mes organes ne sont pas conscients, tellement ils sont mal éduqués.

Après un petit millier de grimaces, j'en suis venue à considérer ce verre étonnant, de l'eau très fraîche dans laquelle se mélange la verte écorce de bouleau, comme un immense don du ciel, encore plus rafraîchissant que la menthe, et subtilement destiné à vous faire sentir bien dans votre corps.



29/08/2006
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