Simple

c’est le dernier visage de la nuit

un orbe simple, comme la vie certaine dont il fuse, tapi sous l’immense couche de la tension des moments qui passent

et apparaissent entre les branches trois corps de musiciens

au centre une lueur si claire qu'elle transperce la poitrine du plus grand, effervescente

comme passe le long triangle du corps en cet état d’immobilité pure où la lumière transperce aussi les épaules et le dos

pour recouvrir blanche tout mon regard

pendant que ces trois lignes penchées l’une après l’autre vers le centre

écoutent le temps qui passe vacillant vers minuit sans la voix rauque

mais dans une incommensurable élévation de clarté jusqu’aux larmes

le ciel a je le vois dans le soir une odeur lente

vibrante et rouge.


Songs of T.



Article ajouté le 2008-06-11 , consulté 153 fois

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