Buffle

Vêtu, enveloppé des étoffes rituelles aux couleurs pâles vertes beige jaune écru et long triangle plongeant sur la chair de puissance, où de souples formes géométriques recomposent un moi. Celui parmi les hommes est en réalité dans sa nudité la plus blanche. En réalité dans ses désirs les plus obscurs. Ses enracinements les plus âpres.

Et me courbant sans vraiment l'avoir décidé dessus les affres blêmes, ayant émis la flamme pourpre des écoutes ayant laissé du haut tout ce qui n'était plus extrême et fauve écartement de soi, ayant marché, marché comme une créature qui se vouerait à la marche, il a bien fallu que moi aussi je me vêtisse, et moi aussi je puisse ouvrir les vagues déferlements sources d'envol, en réalité comme la graine, comme l'amande, comme le tronc, comme le buffle, en réalité sans une fibre sur la peau.



Songs of Taya



Article ajouté le 2008-04-18 , consulté 142 fois

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