21avril 2007
je retrouve les réseaux bleutés sous la neige
au plan sublime du calme un matin jaune
toutes ces lignes pures qui sont paisiblement le visage
après tempête bouleversée
je les retrouve
nos deux verticales un peu gauches
qui fabriquent avec patience une sorte de repère
ou d'unité syntaxique
filant la fusion des identités
comme une araignée de lumière
et je m'étonne toujours comment
dans l'acquisition de la force
il reste obstiné aussi simple
à la limite du ne plus dire
parce que les lignes ont maintenant les abysses
de l'universellement connu

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