La chevelure pleine


la chevelure pleine et lourde sur l'abîme

deux entrelacs dans le brouillard

deux ornements de clair sur un visage qui me cherche

qui est debout le dos complètement jubile vers du bleu

 

l'aube s'est rapprochée d'un hymne inquiet

dessus le cœur bondissant du silence rythmique

pâle, mon gardien tend vers les  domaines excentrés

 

mais j'écoute avancer dans les veines

l'océan mort d'une si évidente foison

si foison évidente et pourvoyeuse

homme dressé contre le bois

tous mes yeux d'entre les merveilles

ouvrent en riant la porte évitable

 




Article ajouté le 2007-04-14 , consulté 357 fois

Commentaires


Serge le 04/02/2009 à 20:55:37
Qu'il est beau celui-ci ! Surtout la deuxième strophe que j'aime beaucoup.
Désolé, Isa, si je te réveille.
isa le 05/02/2009 à 12:20:21
Bonjour Serge, non, je ne dors pas, je suis juste dans cette traditionnelle période des années universitaires où tout se précipite : cours, visites de jeunes profs, mémoires à lire et corriger, préparations de concours... Tout ça dans le centre même de l'hiver, ce qui fait que je suis plus fatiguée et tente de me coucher plus tôt. Bref, je fais un peu métro boulot dodo, sans métro, en ce moment, voilà...
Merci de ton passage et commentaire, ça fait vraiment plaisir. Je n'étais pas très contente de celui-là, pourtant, au moment où je l'avais écrit. Mais grâce à toi, je suis amenée à le relire, et il fait revenir plein de souvenirs. Sinon, je suis partagée sur ce qu'il faudrait en faire, à certains moments je le trouve bien, à d'autres j'aimerais le reprendre et le modifier.

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