La chevelure pleine
la chevelure pleine et lourde sur l'abîme
deux entrelacs dans le brouillard
deux ornements de clair sur un visage qui me cherche
qui est debout le dos complètement jubile vers du bleu
l'aube s'est rapprochée d'un hymne inquiet
dessus le cœur bondissant du silence rythmique
pâle, mon gardien tend vers les domaines excentrés
mais j'écoute avancer dans les veines
l'océan mort d'une si évidente foison
si foison évidente et pourvoyeuse
homme dressé contre le bois
tous mes yeux d'entre les merveilles
ouvrent en riant la porte évitable

Commentaires
Serge le 04/02/2009 à 20:55:37Qu'il est beau celui-ci ! Surtout la deuxième strophe que j'aime beaucoup.
Désolé, Isa, si je te réveille.
isa le 05/02/2009 à 12:20:21
Bonjour Serge, non, je ne dors pas, je suis juste dans cette traditionnelle période des années universitaires où tout se précipite : cours, visites de jeunes profs, mémoires à lire et corriger, préparations de concours... Tout ça dans le centre même de l'hiver, ce qui fait que je suis plus fatiguée et tente de me coucher plus tôt. Bref, je fais un peu métro boulot dodo, sans métro, en ce moment, voilà...
Merci de ton passage et commentaire, ça fait vraiment plaisir. Je n'étais pas très contente de celui-là, pourtant, au moment où je l'avais écrit. Mais grâce à toi, je suis amenée à le relire, et il fait revenir plein de souvenirs. Sinon, je suis partagée sur ce qu'il faudrait en faire, à certains moments je le trouve bien, à d'autres j'aimerais le reprendre et le modifier.