11 février 2007
il y a quelque chose autour du destin
quelque chose au fond du ciel qui s'assombrissait
en dessinant des formes allongées dans nos épuisements
son air de nuit sans doute
voilà c'était un arbre de deux notes
qui s'élevaient en quinte pure et triste (ah si triste)
mais que dis-je certainement je parle
de tous les grands moments à penser trop
avant de recueillir
les heures paisiblement assis en rond sur l'herbe
des moments pâles, ineffables,
rassasiés sûrement
je parle trop souvent de trop de notes à retrouver
de s'appuyer sur la fenêtre et se chanter les intervalles tristes
il me revient aussi des lignes courbes des absides
tous les contrepoints amarrés
puis je me dis qu'on va penser à autre chose
je prends mes voiles juste au début du sable
dans une mélancolie de soir
et le corps simple du face à face
une douleur de plaisir voilà où ça mène
un début de deux notes une sorte d'amour très pâle sur le front

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