Mains
mes pas sur le sable roux d’un canyon de passageet le dessin que je songe à partir
comme toujours régulièrement chaque heure
des cent années qu’on durera
et qu’un cerneau d’étoile dans un autre et un autre
a retourné le vert et jaune
mes si longs pas qui ont redit fatigue
et tremblement de moi passant dans l’autre
en la nuit claire
mes si longs pas
je construirai
un antre dur un antre libre
en genièvre et en craie
mains de nos ombres et leur tendresse
et dans sa voix de fluide en bas de moi
où le brouillard s’accroche
il me vient ce geste de l’entendre

Commentaires
Serge site : serge.maisonnier.over-blog.fr/ | le 05/10/2008 à 10:15:22Je m'attarde...et je fais bien.
La beauté de celui-ci m'émeut et me rends jaloux de ne pouvoir écrire aussi simplement un texte si profond et intime à la fois.