Minas (2)



Mais c’est comme une éblouissante attisée du contraire
voici que son regard s’incline et plisse capturé
je lui dirais "ne bouge pas"
mais tu aurais déjà bougé depuis longtemps
tu aurais dit les nombreux arbres
cygnes sangliers buffles
une manière de me nouer plus fort il y aurait
une âme sur les yeux large empennage de rivière
luisant et mauve sous le ciel franc de la pluie
ma lampe de tissage mon incroyable étroite impénétrable et claire lampe à boire ce qui n’est jamais bu comme avec des images à les imaginer
les rétrécir plus loin
les tendre
tu aurais dit de loin déjà
dit de longtemps de toujours naître
à la gelée des sources
et je regarderais prenant comme une peau ton livre
sur la table
tout le contraire du froid
mener à l’exacte magnitude de l’amour
tous les amas de lampes invisibles
et ce serait vraiment le contraire de tout


("Où suis-je? ma vue baisse et je dois bon gré mal gré m'abandonner à ce qui nous enveloppe et nous porte, et se fait presque visible tant sa présence est évidente pour les yeux qui voient-sentant plus que voient-détaillant. Des yeux qui laissent passer au lieu d'aller chercher." N. M.)






















Article ajouté le 2006-11-28 , consulté 344 fois

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