quand
quand ai-je pu ne voir que des cheveux dans son orage
des blés se retournant vers la chaleur, dessous la mer très noire
c'était complètement le son d'une épime blessure
une terre arable jetée sur le sol
je ne sais plus à cet instant qui de l'autisme
qui de l'ombre sous la vallée
qui du ciel
pose sa main sur la couleur étrange de ma peau
la peigne
lui fait sentir sur les seins l'arrachement
et du bras long tendu lance comme une planche d'amour
comme l'explosion que la flèche prend en traversée
l'appui serré, le bois de sa poitrine

Commentaires
Serge le 08/10/2008 à 16:32:23C'est difficile, parfois, de dire pourquoi on aime un texte.
Sans doute, ici, parce qu'il m'a fallu une dizaine de lectures pour un peu m'en imprégner.