quand




quand ai-je pu ne voir que des cheveux dans son orage

des blés se retournant vers la chaleur, dessous la mer très noire

c'était complètement le son d'une épime blessure

une terre arable jetée sur le sol

je ne sais plus à cet instant qui de l'autisme

qui de l'ombre sous la vallée

qui du ciel

pose sa main sur la couleur étrange  de ma peau

la peigne

lui fait sentir sur les seins l'arrachement

et du bras long tendu lance comme une planche d'amour

comme l'explosion que la flèche prend en traversée

l'appui serré, le bois de sa poitrine




Article ajouté le 2006-11-12 , consulté 335 fois

Commentaires


Serge le 08/10/2008 à 16:32:23
C'est difficile, parfois, de dire pourquoi on aime un texte.
Sans doute, ici, parce qu'il m'a fallu une dizaine de lectures pour un peu m'en imprégner.


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