Karl Létourneau






J'ai longtemps marché sur le bord de mes rêves
Là ou l'horizon de la mémoire
Enchevêtre d'une brume diffuse
Raison et cœur
J'aurais tant voulu que le ciel
Dépourvu de nues
S'éternise à jamais dans les bras de la mer
Mais l'ombre qui fuse
Consumant le jour d'une incandescence étoilée
Arrive toujours
A me désarçonner
Et c'est la nuit
Lorsque toute chose s'endort
Que s'éveille mon âme
Assoiffée
elle s'en ira boire quelques gouttes de songe
qui aux rayons du jour
font renaître l'espoir


******

je te parle de ces fois où je pense trop
avant de dormir
de ces idées incapables, assouvies
déconcertées encore
je te parle de trop de mots à chercher
de fixer le mur en attendant d'autres scènes
il ne me vient rien que la lune
que des pensées furtives
puis après je me détache de cette île
et je prends mes méandres jusqu'au prochain arrêt
comme une sortie de plus
un point fixé dans l'écueil
une piqûre de temps
voilà où ça me mène

l'air de rien
le tour du monde est dans ma chambre



Lire d'autres textes de Karl Létourneau



Article ajouté le 2006-09-02 , consulté 397 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Des poètes aimés sur la toile "


Retour aux articles