sûrement cela
on ne va quand même pas redire jusqu'au millième ce que l'espace cache au tout pleinement profond moi aussi quelque chose de nu toutes listes de larmes d’émotions et de rires et d'où l'on marche à retrouver ce brin d'atome un fil en se disant qu'on va sûrement mourir
sûrement cela
et s’éparpiller entre ces divers mondes parce que
comme une entaille
parce que pas la même main
pas même proximité de main
pas sommeil étendu
pas une fréquence immergée
pas une unique seule fougère éternellement argentée de magnificence une simple
promenade jusqu’à ce pont étoilé de nuit et au-delà juste cela et pour cela
on vit
pour la longueur d’une ligne bleue et d’argent
d’où la forme réfléchie des nuages réfléchie
à moi aussi s’intègre
moi je dis que très certainement
cogné dans l’ouverture
il y a un retournement blanc des fenêtres tiennes
et que là dedans tu dis
à moi aussi
tes voiles silencieuses
et d’où tu viens et moi aussi
c'était seulement pour dire fort en ovale pur
en faisceau de jaune et de sable vert
en monuments pourpres
en ombres portées
sur la neige
en ces moments irréparables d’eau
défiler comme un sentier de compagne
inspirer ce bateau entre trois mâts
des frontalières aux îles
aux îles descendant jusqu’à la roue
et pour vouloir tant
que dure irréversible une page d’instants
comme à l’instant ma houle
entrecoupée de chute et d’équilibre

Commentaires
Ile le 03/09/2006 à 22:12:05Super ton "Journal de l'Insoluble", Isa.
Je trouve ce texte très beau, je t'en ai un peu parlé sur l'auberge de Flo. A bientôt.
Isa le 05/09/2006 à 02:10:36
merci, Ile, oui l'auberge de Flo est sympa aussi :-)
je remets l'adresse pour ceux qui passeraient par là et qui ne la connaîtraient pas
http://aubergederagueneau.blog4ever.com/blog/forum-44492.html