25 novembre 2008
Il y a des moments de profonde révolte. Où j'en ai vraiment marre, marre, du cirque surréaliste et monstrueux, où en dehors de deux ou trois aimés au monde, lucides de leurs faiblesses, le reste est un ballet d'hypocrites. Une pourriture.
Ludo est mort, a décidé d'en finir, mais a-t-il ? C'est là qu'on voit soudain de ces récits « merde, il m'a téléphoné, il pleurait, merde ». Font grincer des dents. Ah, alors il pleurait... Et l'autre, trompé par la farce sinistre, il pleurait pas?
Comme ce soir ancien où, à côté du cadavre, il avait fallu consoler « dis-moi, dis-moi que ce n'est pas de ma faute, dis-moi », putain fais chier, j'en sais rien, moi, si ce n'est pas de ta faute, comment veux-tu que je sache, si tu t'occupais du mort plutôt que d'essayer de te persuader que tu n'y es pour rien? Autre option, si tu t'occupais aussi des vivants? Certes, plus difficile, mais ça se travaille.
Ludo est mort. Un magnifique texte de lui trône dans un blog. Juste après, sur le même rang, un texte médiocre, petit. Même qualité, même valeur, on ne fait visiblement pas la différence. De quoi se taper la tête contre les murs.
Plus loin, les mêmes jeux lamentables se déroulent. Ah oui, voilà le grand poète dont on ne révère pas le sol sur lequel il marche. Crime de lèse-majesté, ça. Interventions moches et coups bas, quand l'autre peut pas répondre. Lamentable. Sucreries, par contre, pour les maisons d'édition ou ceux qui y sont liés. Vous pariez que bientôt? Je fais une expérience, pose un piège sucré, le vieux souverain et la blatte y viennent dare-dare, avec la vitesse de l'éclair. J'aurais préféré qu'ils ne se laissent pas avoir si vite. Une illusion en moins, en plus ils sont parfaitement stupides. Je savais pour la blatte, mais pas pour l'autre. Et en prime délire de la persécution, folie meurtrière et sale, la paranotraître de service. J'aurais pas du venir ici, moi.
Autre lieu. Jeux de mots à la con, sinistres, copiés. Depuis sept ans, je serre les dents.
(Tes jeux de mots, ils ont pas empêché Ludo, qui pleurait au téléphone, de crever.)
Blog, le dixième. Là Ludo devait mourir depuis longtemps, ça aussi je connais, ça me rappelle un coup de fil, une voix élégante et racée, glaciale, qui me dit la même chose, il y a sept ans : "c'était évident qu'il allait se suicider". Froide. Congelée, la voix.
Re-bleu. Méééé qui voilà? la douce gypaète, le vautour qui aime les cadavres, je l'avais oubliée celle-là, brrrrrrr, je pensais quand même qu'elle aurait trouvé à manger ailleurs? non non, ça sent bon par ici. Et pendant ce temps Ludo meurt.
Et pendant ce temps, ça chochotte en Vanity Fair dans les chaumières, ça raconte soi, soi et soi, comme ça est beau et intéressant, comme ça est soie et or, comme ça est unique. Allez chercher là-bas de la consolation.
Chez ces gens-là.
Reusement y a Flo. Steph. Stormy. Moi.
Et encore.
On abandonnerait bien aussi comme hobby de secours, à l'occasion. On n'est pas des anges (nous). On est à peu près aussi lamentable que le souverain, que la blatte, que la gypaète.
Mais ce soir j'ai vraiment la haine.
Commentaires
flo le 26/11/2008 à 12:51:54
C'est pour cela Isa (si j'arrive bien à lire au travers des signes cabalistiques qui font écho à ton dégoût) que je n'interviens pas là , et là et là ...
Que j'ai juste posté ce post sur mon blog, parce qu'on a rien à ajouter de plus que ce qu'on a dit de son vivant. Que l'on a pas à s'absoudre vite fait de nos faiblesses et à les reporter sur les disparus. C'est fou comme il y en a qui commencent à exister quand d'autres s'en vont.
Entre êtres vivants, on est tous responsables les uns des autres. j'assume ma part de responsabilité là -dedans. Mais je crois en la vie Isa. Malgré cela aussi. Plus j'avance, plus j'y crois, plus les choses, les gens, leur noirceur se décantent. Plus j'y vois clair, sur moi aussi.
Et puis, la colè¨re aussi a son sens.
isa le 26/11/2008 à 13:29:08
Merci d'être intervenue quand même, amie Flo, après ce message violent. Oui, la colère aussi a son sens, et là j'ai vraiment pas l'intention de la calmer. Oh, pas de doute, ce ne sera qu'une phase et je reviendrai très très vite, trop vite, à mon état normal de pacifique. Mais j'ai pas envie, là, pas du tout. J'ai plutôt envie de tout casser.
Cela dit, ça m'a fait traverser une sorte de porte, et cette nuit j'ai eu des réactions très positives de gens que j'aime (alors qu'ils n'ont pas internet, ne savent même pas que les ordinateurs existent), comme si par extraordinaire ce tsunami de révolte m'avait connectée à quelque chose de mystérieux.
Bon, mais aujourd'hui, Nice est éclaboussée de soleil, c'est plus difficile d'être malheureux et furieux :-)
je t'embrasse très fort, flo, reste un pilier et une source, beaucoup en ont besoin.
flo le 26/11/2008 à 16:46:47
Ah! Tant mieux pour le soleil sur Nice, tu sais, je développe une véritalbe mystique de la lumière. ( ce n'est pas une formule toute faite). Elle aussi a un sens. Qui dépasse le décorum.
mais tout de même, il faudra que tu m'éclaires sur qui est la blatte, le souverain et la gypaète :-) Que je ne meure pas idiote tout de même ;-)
isa le 26/11/2008 à 17:23:36
j'ai décidé de m'armer d'un insecticide, d'une carte de parti révolutionnaire et d'un fusil :-)
Ile le 26/11/2008 à 18:29:38
Isa, j'avais fait un message assez long où je t'expliquais que j'avais ressenti le bouillant de ta colère. Je t'expliquais comment moi je percevais tout ça. Et puis finalement ce que j'avais à dire ne devait pas être si important que ça puisque ça s'est perdu dans les méandres du Net !
Je t'embrasse et Flo aussi,
Ile
isa le 26/11/2008 à 19:33:01
oui, ça dépassait les 100 degrés nettement, même... bah, pas grave, Ile, ce n'est pas le genre de choses qui se résolvent avec des échanges de messages. Surtout de ta part, qui n'y es pour rien.
Avec des grenades, peut-être... Je plaisante, je pensais au fruit, miam.
isa le 26/11/2008 à 20:28:17
De toute façon, il y a des choses qui ne résolvent jamais avec de doux messages d'amour, mais avec de la fermeté et de la rigueur, et l'application de certaines lois : lois contenant par exemple le respect des autres, la discrétion, l'acceptation de la contradiction etc.
Les gentils mous et doux pacifistes, la plupart du temps, n'arrivent pas à faire respecter leurs propres principes, n'essayent même pas, selon le principe que les autres comprendront tout seuls. Du coup, ils laissent faire, laissent souffrir les victimes, laissent les chefs de gang prendre toute la place. Car faut pas se faire d'illusion: si les pacifistes n'imposent pas leur loi, c'est la loi du plus fort qui domine. Combien de fois l'ai-je vu sur internet, entre autres (à des tas d'autres endroits aussi)? On construit un espace, d'échanges, sympa, marrant, avec des lois etc. Arrive un individu ou une bande,souvent les mêmes, d'ailleurs, concentrés uniquement sur leurs propres intérêts. Qui attaquent. Parfois directement (sur le bleu, à une époque), parfois insidieusement (voir la blatte).
Le mou et doux pacifiste, alors, laisse libre le terrain. Et c'est le plus fort qui a gagné.
Et tout le monde applaudit.
Un autre exemple : en France, si nous avons dans les années futures, comme dans tant d'autres pays, des famines et des périodes d'accroissement du chômage, ce ne sera pas en écrivant des lettres gentilles aux PDG des entreprises qui exploitent et délocalisent que les choses s'arrangeront. Monsieur le pédégé, s'il vous plaît, et en vertu de la Vertu, veuillez accepter de gagner moins. Et de partager.
Non, ça ne sera certainement pas comme ça que ça se passera.
Ile le 26/11/2008 à 22:15:36
En fait Isa, je crois que pour que les choses se résolvent, il faut d'abord un centre en soi qui reste solide malgré les attaques et qui permette de continuer sa propre route et ses engagements. Parce que oui, il faut des actions à l'appui, s'agit pas de dire puis de rester les bras ballants ! "L'amour" c'est le moteur, ensuite faut alimenter la machine ! et la fermeté et la rigueur en font totalement parties !
Les pacifistes que je connais ne sont mous, ils sont même déterminés ! j'en ai côtoyé quelques uns, objecteurs de conscience, qui savaient sacrément ce qu'ils voulaient et s'y tenaient!
Pour avoir personnellement plusieurs engagements, je peux dire que je ne me laisse pas marcher sur les pieds, même si j'essaie toujours la manière calme d'abord, et ce que je crois juste je m'y tiens aussi. Cette exigence on me la reproche même assez souvent !
Tu m'as quand même fait rire avec tes noms d'animaux et autres oiseaux, et je t'avoue que pas très douée pour reconnaître qui est derrière un pseudo, je me suis demandée qui étaient ceux-là qui n'avaient pas l'air d'être en odeur de sainteté !
"Ce ne sera pas en écrivant des lettres gentilles", en effet, ce sera (c'est) à partir de sa propre conscience, par un engagement de l'esprit et des actes au quotidien, c'est terriblement difficile, un travail à plein temps !
Bises,
Ile
isa le 26/11/2008 à 22:34:42
coucou de nouveau, Ile. je sais bien que tu t'engages, et que tu agis, je sais que tu es une personne de grande Bonté, et je te respecte profondément pour cela. Mais tu vois, là, ton discours ne parvient pas à me convaincre. Je crois comprendre ce qu'il dit, mais il ne me convainct pas. Il est trop général, je trouve. Tiens, par exemple, tu dis que tu commences d'abord par la manière calme. OK, et si ça ne marche pas, que fais-tu?
Ile le 26/11/2008 à 23:24:52
Ouh là là chère Isa, mes proches te diraient que j'ai des colères légendaires !!!
Et c'est bien parce que je connais cet aspect de ma personnalité que j'essaie d'abord de garder mon calme.
Non, je ne suis pas d'une grande bonté, mais j'essaie de la cultiver, disons que c'est mon but.
Tu dis que mon discours est trop général, peut-être mais ce n'est pas fait exprès, j'ai tellement à coeur de faire que chacun de mes gestes (ou disons, le plus possible de mes gestes, ce sera plus juste !) soit en accord avec ce que j'écris ou ce que je dis qu'il ne me semble pas utile de détailler. Et puis je ne crois pas aux recettes, peut-être suis-je trop individualiste.
Ce que je fais quand la manière calme ne marche pas ? J'essaie de calmer mon tsunami intérieur, je n'y arrive pas toujours. En tout cas, quand je sens une cause juste, je ne renonce JAMAIS.
isa le 26/11/2008 à 23:51:05
D'accord, tu dis donc que la colère est la réaction qui suit lorsque la manière calme ne suffit pas. Mais que tu puisses penser que c'est une "action" me rend perplexe. Je veux dire dans les situations difficiles auxquelles je pense; ça me fait penser que tu as peu d'expérience de la violence. Car dans la plupart des cas auxquels je pense, les gens n'expriment pas leur colère en étant sûrs que ça va "marcher". En général, au contraire, se mettre en colère contre quelqu'un, c'est risquer des coups.
Et si ta colère n'a aucun effet, ou provoque une réaction violente?
flo le 27/11/2008 à 06:23:41
Ah moi, mes colères se retournent le plus souvent contre moi. J'en ai un vécu complètement éruptif et incontrôlé ;-) C'est rare, mais quand ça déborde ça déborde. Et ma dernière colère qui était ménagère, (fatiguée de me baisser à presque 8 mois de grossesse pour ramasser trente mille trucs, de ranger en permanence ect) est venue comme un vague si forte que j'ai fini par me faire des bleus en jetant tout par terre et en me faisant mal ;-)))Du coup cet énorme bleu est un sujet de méditation quotidienne ;-)
Des colères dans le contexte du travail ou personnel sont souvent suivies d'une intense réflexion sur la stratégie à déployer pour faire changer les choses. Les colères aussi peuvent donner des fruits, mais alors, pas dans leurs pics de fusion, juste après, parce que vivre une colère c'est un truc qui me fout par terre énergétiquement. Et que trouver une solution m'apparaît comme une survie de mon évolution ;-)
Mais je suis d'accord qu'émotionnellement, le fait d'avoir acquis un peu de jugeotte par rapport aux rapports entre gens d'internet m'a permis d'évoluer nettement. L'égo, la sensibilité exacerbée, les petits courants malsains qui nous traversent, les jalousies, la curiosité malsaine, l'envie d'exister proportionnellement inverse au manque d'interface direct, les relations croisées (combat naval), les confidences particulières, l'inévitable présentation des événements sous des jours toujours relatifs, l'investissement émotionnnel anarchique.... Ca finissait par me foutre en l'air car il me semblait impossible d'avoir une relation honnête, même avec la meilleure volonté du monde. Tout était toujours biaisé par une part d'implicite, d'inconnaissable, de leurre incalculable.
Le jour où j'ai pris le parti de ne plus rien attendre, ni vouloir, mais d'être prête à donner et à recevoir comme ça venait, m'a fait faire un bond -ascétique certes - mais lumineux en avant.
Mais je suis d'accord, Isa, je crois n'avoir jamais vraiment rencontré une vraie violence physique. Du coup, ma conception de la colère est aussi relativement positive. Je la crois nécessaire comme soupape, comme point de "table rase" émotionnel, après je me sens mal mais, purgée ou essorée, j'ai envie de trouver des solutions plus intelligentes pour changer les choses. Mais par contre, oui, une violence morale, ça j'ai connu. Et apprendre à y réagir sans se détruire c'est très difficile aussi.
Bisous à Ile de passage !
isa le 27/11/2008 à 08:11:07
coucou, bon matin à tout le monde, pas le temps de répondre longuement, mais j'enlève les signes cabalistiques :-)
isa le 27/11/2008 à 08:27:16
avec ta colère, tu me fais penser à ma meilleure amie, très bouillante et passionnée, hypersensible, mais qui travaille avec acharnement dans un chemin bouddhiste, vers le détachement et la compassion, c'est-à-dire, pour le premier point, quelque chose de très éloigné d'elle.
Pour l'histoire de la violence, je pense entre autres aux élèves que j'ai connus, nombreux, dans de nombreux endroits, où la violence est quotidienne: et ils le disent tous, dans ces milieux-là tu réfléchis avant d'exprimer ta colère contre quelqu'un, parce que c'est pile le moyen de se prendre un coup de couteau. Et quand on en a déjà eu un, on se met en colère moins souvent. Ou alors quand on est absolument sûr de soi.
En réfléchissant aussi, je me rends compte que c'est ce qui sans doute, fait que je suis souvent mal perçue sur le net (de manière générale, je m'intègre mal socialement, c'est pas seulement le net). Car je ne me mets en colère que lorsque j'ai accumulé suffisamment de courage pour m'opposer (comme les élèves), et les gens doivent sentir que c'est du sérieux, qu'à ce moment-là je serais prête à tout en face, et à agir aussi. Et ils doivent me percevoir comme dangereuse, au moins un peu; ce qui éloigne, en général. Mais c'est juste l'expérience qui fait ça chez moi :-)
Très intéressant, merci de vos réflexions à toutes les deux.
isa le 27/11/2008 à 08:51:14
et ça me ramène aussi à Ludo, parce que je pense que prendre une décision comme celle de se tuer (je veux dire, celle de se tuer vraiment, car ceux qui font des effets d'annonces le font extrêmement rarement, tous les gens que je connais qui se sont suicidés n'ont rien dit avant, jamais) est une sorte de réaction violente hyperconcentrée, réaction à de l'hyperviolence qu'on a subie. Morale ou physique.
Ile site : un-violon-sur-la-mer.over-blog.com | le 27/11/2008 à 12:20:22
Je m'explique un peu Isa. Pour la colère j'ai "la chance" d'avoir en moi un petit déclic qui opère quand elle risque de me mettre en situation périlleuse envers moi-même ou les autres : elle tombe d'un coup, comme elle est montée. Elle est alors remplacée par une froideur glaciale qui peut me rendre coupante et en tout cas qui me donne une force calme me rendant totalement maîtresse de moi. J'ai pu expérimenter cet état lorsque je travaillais dans l'arrière-pays Niçois dans une structure qui accueillait des dépressifs, des sortants de prison et des toxicomanes (moyenne d'âge 25 ans). Avec les toxicos, c'était terrible, ils ont le don de te pousser à bout ! La première fois que j'ai eu à dominer ma colère c'est un jour ou un type qui arrivait d'une permission à Nice totalement défoncé, voulait taper sur tout le monde avec un gourdin ! là, j'ai vu que la froideur donnait une force incroyable, et ça a marché,j'ai pu l'approcher et lui ôter le manche de pioche. Pendant cette période (j'y ai travaillé 5 ans) j'ai pu constater qu'il n'y avait pas de recette. Pour ma part, la méthode consistait à parler beaucoup avec les accueillis, à développer une confiance etc. à dominer ma colère et à faire place à une grande fermeté, et souvent ça marchait. Mais je travaillais en équipe avec un éducateur qui lui avait pour principe de ne pas faire de discours, et de mettre les gens au travail, il leur faisait couper du bois ou retourner des champs de patates 6 heures par jour, et ça marchait aussi ! J'ai fini par comprendre que c'était l'esprit avec lequel on faisait les choses qui était important, peu importait la forme, ce qui comptait c'était la justesse et la vraie considération humaine apportée aux actes entrepris.
Voilà pour mes colères en milieu professionnel (même processus quand je travaillais comme prof. ou quand je participe à un débat littéraire ou autre). C'est ce que j'appelle ma réaction sèche !
Pour mes colères en famille ou avec les amis, c'est autre chose qui fait dire à ma fille : "non m'est tu t'es vue !!!", mais je m'en fiche et laisse libre cours au tsunami, en général je m'y retrouve seule avec une belle liste de gros mots et de larmes qui me soulagent beaucoup, qui me nettoient et laissent un vrai apaisement. C'est ce que j'appelle ma méthode humide ! C'est celle soupe au lait que je me trimballe depuis l'enfance et qui ne va pas plus loin que son débordement spectaculaire et passager. J'ajoute que cette colère me paraît saine parce qu'elle me préserve de toute rancune !
Ce que je peux dire c'est que quelque méthode que j'applique (inconsciemment, rien n'est déterminé !), après je réfléchis au pourquoi du comment et j'essaie de faire mieux, ça fait 50 ans que j'essaie, doit bien y avoir une petite évolution quand même... !!!
Oui Isa, d'accord avec toi : en général les gens qui mettent fin à leur jours n'avertissent pas de leur acte à venir. Il y a 7 ans un de mes meilleurs amis, médecin, s'est donné la mort et rien ne l'avait laissé supposer qu'une sorte de dégoût de vivre dans une société qui lui faisait mal mais dont il n'avait jamais laissé supposer qu'il voulait la quitter.
Pour le Net, je n'y suis pas à l'aise, je l'ai toujours dit, trop de virtualité qui cache (et révèle finalement si on veut bien regarder, je pense à ça subitement en l'écrivant !). J'ai toujours espoir que les gens y aient une vraie volonté de se comprendre, mais là je suis naïve et je le sais ! Chacun ne donne à voir que ce qu'il est et je ne suis pas du tout certaine qu'il y ait une volonté majeure d'essai de compréhension sur le Net pas plus que dans la vie ! Quand il m'arrive d'y intervenir c'est sous le coup d'une pulsion qui m'engage. Avant de le faire, j'essaie toujours de me "dépassionner" (c'est terriblement difficile avec ma nature !), n'être ni dans la censure radicale ni dans l'adhésion systématique, c'est peut-être pour ça que je parais trop "générale". Mais bon, j'essaie juste d'être la plus exacte avec moi-même. Mais l'opposition ou l'encensoir pour le plaisir du discours, je m'en fiche. Par contre je suis toujours touchée quand je sens une parole fondée (même si elle n'est pas d'accord avec moi) et toujours triste quand je sens de la méchanceté.Comme ton amie Isa, "le chemin bouddhiste du détachement et de la compassion" m'attire totalement mais je m'y tords les chevilles plus souvent qu'à mon tour !!!
Bisous les filles et bonne journée à tous, 16° sur ma terrasse ce matin, un soleil printanier, qui dit mieux ?!...
Ile
isa le 27/11/2008 à 12:41:54
Moi ! je viens d'acheter pour l'IUFM le petit dernier de Steph, la fenêtre d'Iléana, et quelle surprise ! ce n'est pas seulement un roman, mais un somptueux album illustré. Ouaaaaaah, le magnifique cadeau pour Clara que ça va faire (Clara c'est la fille de mon prof de violoncelle). Juste pour éclairer un peu ce fil :-)))
dès que j'ai le temps, je fais un article ici
flo le 27/11/2008 à 17:21:25
ben j'ignorais cette bonne nouvelle!!!
je vais me le procurer aussi!
Ile le 27/11/2008 à 19:08:52
Hé Flo, on dirait que ça t'a fait un choc, tu en bégaies de joie !...
flo le 28/11/2008 à 11:07:39
héhé! oui, j'ai vu des photos du livre, c'est magnifique.
Quand je poste d'un de mes postes de travail, ça double ou triple toutes mes interventions.... grrr
Commentaires
flo le 26/11/2008 à 12:51:54C'est pour cela Isa (si j'arrive bien à lire au travers des signes cabalistiques qui font écho à ton dégoût) que je n'interviens pas là , et là et là ...
Que j'ai juste posté ce post sur mon blog, parce qu'on a rien à ajouter de plus que ce qu'on a dit de son vivant. Que l'on a pas à s'absoudre vite fait de nos faiblesses et à les reporter sur les disparus. C'est fou comme il y en a qui commencent à exister quand d'autres s'en vont.
Entre êtres vivants, on est tous responsables les uns des autres. j'assume ma part de responsabilité là -dedans. Mais je crois en la vie Isa. Malgré cela aussi. Plus j'avance, plus j'y crois, plus les choses, les gens, leur noirceur se décantent. Plus j'y vois clair, sur moi aussi.
Et puis, la colè¨re aussi a son sens.
isa le 26/11/2008 à 13:29:08
Merci d'être intervenue quand même, amie Flo, après ce message violent. Oui, la colère aussi a son sens, et là j'ai vraiment pas l'intention de la calmer. Oh, pas de doute, ce ne sera qu'une phase et je reviendrai très très vite, trop vite, à mon état normal de pacifique. Mais j'ai pas envie, là, pas du tout. J'ai plutôt envie de tout casser.
Cela dit, ça m'a fait traverser une sorte de porte, et cette nuit j'ai eu des réactions très positives de gens que j'aime (alors qu'ils n'ont pas internet, ne savent même pas que les ordinateurs existent), comme si par extraordinaire ce tsunami de révolte m'avait connectée à quelque chose de mystérieux.
Bon, mais aujourd'hui, Nice est éclaboussée de soleil, c'est plus difficile d'être malheureux et furieux :-)
je t'embrasse très fort, flo, reste un pilier et une source, beaucoup en ont besoin.
flo le 26/11/2008 à 16:46:47
Ah! Tant mieux pour le soleil sur Nice, tu sais, je développe une véritalbe mystique de la lumière. ( ce n'est pas une formule toute faite). Elle aussi a un sens. Qui dépasse le décorum.
mais tout de même, il faudra que tu m'éclaires sur qui est la blatte, le souverain et la gypaète :-) Que je ne meure pas idiote tout de même ;-)
isa le 26/11/2008 à 17:23:36
j'ai décidé de m'armer d'un insecticide, d'une carte de parti révolutionnaire et d'un fusil :-)
Ile le 26/11/2008 à 18:29:38
Isa, j'avais fait un message assez long où je t'expliquais que j'avais ressenti le bouillant de ta colère. Je t'expliquais comment moi je percevais tout ça. Et puis finalement ce que j'avais à dire ne devait pas être si important que ça puisque ça s'est perdu dans les méandres du Net !
Je t'embrasse et Flo aussi,
Ile
isa le 26/11/2008 à 19:33:01
oui, ça dépassait les 100 degrés nettement, même... bah, pas grave, Ile, ce n'est pas le genre de choses qui se résolvent avec des échanges de messages. Surtout de ta part, qui n'y es pour rien.
Avec des grenades, peut-être... Je plaisante, je pensais au fruit, miam.
isa le 26/11/2008 à 20:28:17
De toute façon, il y a des choses qui ne résolvent jamais avec de doux messages d'amour, mais avec de la fermeté et de la rigueur, et l'application de certaines lois : lois contenant par exemple le respect des autres, la discrétion, l'acceptation de la contradiction etc.
Les gentils mous et doux pacifistes, la plupart du temps, n'arrivent pas à faire respecter leurs propres principes, n'essayent même pas, selon le principe que les autres comprendront tout seuls. Du coup, ils laissent faire, laissent souffrir les victimes, laissent les chefs de gang prendre toute la place. Car faut pas se faire d'illusion: si les pacifistes n'imposent pas leur loi, c'est la loi du plus fort qui domine. Combien de fois l'ai-je vu sur internet, entre autres (à des tas d'autres endroits aussi)? On construit un espace, d'échanges, sympa, marrant, avec des lois etc. Arrive un individu ou une bande,souvent les mêmes, d'ailleurs, concentrés uniquement sur leurs propres intérêts. Qui attaquent. Parfois directement (sur le bleu, à une époque), parfois insidieusement (voir la blatte).
Le mou et doux pacifiste, alors, laisse libre le terrain. Et c'est le plus fort qui a gagné.
Et tout le monde applaudit.
Un autre exemple : en France, si nous avons dans les années futures, comme dans tant d'autres pays, des famines et des périodes d'accroissement du chômage, ce ne sera pas en écrivant des lettres gentilles aux PDG des entreprises qui exploitent et délocalisent que les choses s'arrangeront. Monsieur le pédégé, s'il vous plaît, et en vertu de la Vertu, veuillez accepter de gagner moins. Et de partager.
Non, ça ne sera certainement pas comme ça que ça se passera.
Ile le 26/11/2008 à 22:15:36
En fait Isa, je crois que pour que les choses se résolvent, il faut d'abord un centre en soi qui reste solide malgré les attaques et qui permette de continuer sa propre route et ses engagements. Parce que oui, il faut des actions à l'appui, s'agit pas de dire puis de rester les bras ballants ! "L'amour" c'est le moteur, ensuite faut alimenter la machine ! et la fermeté et la rigueur en font totalement parties !
Les pacifistes que je connais ne sont mous, ils sont même déterminés ! j'en ai côtoyé quelques uns, objecteurs de conscience, qui savaient sacrément ce qu'ils voulaient et s'y tenaient!
Pour avoir personnellement plusieurs engagements, je peux dire que je ne me laisse pas marcher sur les pieds, même si j'essaie toujours la manière calme d'abord, et ce que je crois juste je m'y tiens aussi. Cette exigence on me la reproche même assez souvent !
Tu m'as quand même fait rire avec tes noms d'animaux et autres oiseaux, et je t'avoue que pas très douée pour reconnaître qui est derrière un pseudo, je me suis demandée qui étaient ceux-là qui n'avaient pas l'air d'être en odeur de sainteté !
"Ce ne sera pas en écrivant des lettres gentilles", en effet, ce sera (c'est) à partir de sa propre conscience, par un engagement de l'esprit et des actes au quotidien, c'est terriblement difficile, un travail à plein temps !
Bises,
Ile
isa le 26/11/2008 à 22:34:42
coucou de nouveau, Ile. je sais bien que tu t'engages, et que tu agis, je sais que tu es une personne de grande Bonté, et je te respecte profondément pour cela. Mais tu vois, là, ton discours ne parvient pas à me convaincre. Je crois comprendre ce qu'il dit, mais il ne me convainct pas. Il est trop général, je trouve. Tiens, par exemple, tu dis que tu commences d'abord par la manière calme. OK, et si ça ne marche pas, que fais-tu?
Ile le 26/11/2008 à 23:24:52
Ouh là là chère Isa, mes proches te diraient que j'ai des colères légendaires !!!
Et c'est bien parce que je connais cet aspect de ma personnalité que j'essaie d'abord de garder mon calme.
Non, je ne suis pas d'une grande bonté, mais j'essaie de la cultiver, disons que c'est mon but.
Tu dis que mon discours est trop général, peut-être mais ce n'est pas fait exprès, j'ai tellement à coeur de faire que chacun de mes gestes (ou disons, le plus possible de mes gestes, ce sera plus juste !) soit en accord avec ce que j'écris ou ce que je dis qu'il ne me semble pas utile de détailler. Et puis je ne crois pas aux recettes, peut-être suis-je trop individualiste.
Ce que je fais quand la manière calme ne marche pas ? J'essaie de calmer mon tsunami intérieur, je n'y arrive pas toujours. En tout cas, quand je sens une cause juste, je ne renonce JAMAIS.
isa le 26/11/2008 à 23:51:05
D'accord, tu dis donc que la colère est la réaction qui suit lorsque la manière calme ne suffit pas. Mais que tu puisses penser que c'est une "action" me rend perplexe. Je veux dire dans les situations difficiles auxquelles je pense; ça me fait penser que tu as peu d'expérience de la violence. Car dans la plupart des cas auxquels je pense, les gens n'expriment pas leur colère en étant sûrs que ça va "marcher". En général, au contraire, se mettre en colère contre quelqu'un, c'est risquer des coups.
Et si ta colère n'a aucun effet, ou provoque une réaction violente?
flo le 27/11/2008 à 06:23:41
Ah moi, mes colères se retournent le plus souvent contre moi. J'en ai un vécu complètement éruptif et incontrôlé ;-) C'est rare, mais quand ça déborde ça déborde. Et ma dernière colère qui était ménagère, (fatiguée de me baisser à presque 8 mois de grossesse pour ramasser trente mille trucs, de ranger en permanence ect) est venue comme un vague si forte que j'ai fini par me faire des bleus en jetant tout par terre et en me faisant mal ;-)))Du coup cet énorme bleu est un sujet de méditation quotidienne ;-)
Des colères dans le contexte du travail ou personnel sont souvent suivies d'une intense réflexion sur la stratégie à déployer pour faire changer les choses. Les colères aussi peuvent donner des fruits, mais alors, pas dans leurs pics de fusion, juste après, parce que vivre une colère c'est un truc qui me fout par terre énergétiquement. Et que trouver une solution m'apparaît comme une survie de mon évolution ;-)
Mais je suis d'accord qu'émotionnellement, le fait d'avoir acquis un peu de jugeotte par rapport aux rapports entre gens d'internet m'a permis d'évoluer nettement. L'égo, la sensibilité exacerbée, les petits courants malsains qui nous traversent, les jalousies, la curiosité malsaine, l'envie d'exister proportionnellement inverse au manque d'interface direct, les relations croisées (combat naval), les confidences particulières, l'inévitable présentation des événements sous des jours toujours relatifs, l'investissement émotionnnel anarchique.... Ca finissait par me foutre en l'air car il me semblait impossible d'avoir une relation honnête, même avec la meilleure volonté du monde. Tout était toujours biaisé par une part d'implicite, d'inconnaissable, de leurre incalculable.
Le jour où j'ai pris le parti de ne plus rien attendre, ni vouloir, mais d'être prête à donner et à recevoir comme ça venait, m'a fait faire un bond -ascétique certes - mais lumineux en avant.
Mais je suis d'accord, Isa, je crois n'avoir jamais vraiment rencontré une vraie violence physique. Du coup, ma conception de la colère est aussi relativement positive. Je la crois nécessaire comme soupape, comme point de "table rase" émotionnel, après je me sens mal mais, purgée ou essorée, j'ai envie de trouver des solutions plus intelligentes pour changer les choses. Mais par contre, oui, une violence morale, ça j'ai connu. Et apprendre à y réagir sans se détruire c'est très difficile aussi.
Bisous à Ile de passage !
isa le 27/11/2008 à 08:11:07
coucou, bon matin à tout le monde, pas le temps de répondre longuement, mais j'enlève les signes cabalistiques :-)
isa le 27/11/2008 à 08:27:16
avec ta colère, tu me fais penser à ma meilleure amie, très bouillante et passionnée, hypersensible, mais qui travaille avec acharnement dans un chemin bouddhiste, vers le détachement et la compassion, c'est-à-dire, pour le premier point, quelque chose de très éloigné d'elle.
Pour l'histoire de la violence, je pense entre autres aux élèves que j'ai connus, nombreux, dans de nombreux endroits, où la violence est quotidienne: et ils le disent tous, dans ces milieux-là tu réfléchis avant d'exprimer ta colère contre quelqu'un, parce que c'est pile le moyen de se prendre un coup de couteau. Et quand on en a déjà eu un, on se met en colère moins souvent. Ou alors quand on est absolument sûr de soi.
En réfléchissant aussi, je me rends compte que c'est ce qui sans doute, fait que je suis souvent mal perçue sur le net (de manière générale, je m'intègre mal socialement, c'est pas seulement le net). Car je ne me mets en colère que lorsque j'ai accumulé suffisamment de courage pour m'opposer (comme les élèves), et les gens doivent sentir que c'est du sérieux, qu'à ce moment-là je serais prête à tout en face, et à agir aussi. Et ils doivent me percevoir comme dangereuse, au moins un peu; ce qui éloigne, en général. Mais c'est juste l'expérience qui fait ça chez moi :-)
Très intéressant, merci de vos réflexions à toutes les deux.
isa le 27/11/2008 à 08:51:14
et ça me ramène aussi à Ludo, parce que je pense que prendre une décision comme celle de se tuer (je veux dire, celle de se tuer vraiment, car ceux qui font des effets d'annonces le font extrêmement rarement, tous les gens que je connais qui se sont suicidés n'ont rien dit avant, jamais) est une sorte de réaction violente hyperconcentrée, réaction à de l'hyperviolence qu'on a subie. Morale ou physique.
Ile site : un-violon-sur-la-mer.over-blog.com | le 27/11/2008 à 12:20:22
Je m'explique un peu Isa. Pour la colère j'ai "la chance" d'avoir en moi un petit déclic qui opère quand elle risque de me mettre en situation périlleuse envers moi-même ou les autres : elle tombe d'un coup, comme elle est montée. Elle est alors remplacée par une froideur glaciale qui peut me rendre coupante et en tout cas qui me donne une force calme me rendant totalement maîtresse de moi. J'ai pu expérimenter cet état lorsque je travaillais dans l'arrière-pays Niçois dans une structure qui accueillait des dépressifs, des sortants de prison et des toxicomanes (moyenne d'âge 25 ans). Avec les toxicos, c'était terrible, ils ont le don de te pousser à bout ! La première fois que j'ai eu à dominer ma colère c'est un jour ou un type qui arrivait d'une permission à Nice totalement défoncé, voulait taper sur tout le monde avec un gourdin ! là, j'ai vu que la froideur donnait une force incroyable, et ça a marché,j'ai pu l'approcher et lui ôter le manche de pioche. Pendant cette période (j'y ai travaillé 5 ans) j'ai pu constater qu'il n'y avait pas de recette. Pour ma part, la méthode consistait à parler beaucoup avec les accueillis, à développer une confiance etc. à dominer ma colère et à faire place à une grande fermeté, et souvent ça marchait. Mais je travaillais en équipe avec un éducateur qui lui avait pour principe de ne pas faire de discours, et de mettre les gens au travail, il leur faisait couper du bois ou retourner des champs de patates 6 heures par jour, et ça marchait aussi ! J'ai fini par comprendre que c'était l'esprit avec lequel on faisait les choses qui était important, peu importait la forme, ce qui comptait c'était la justesse et la vraie considération humaine apportée aux actes entrepris.
Voilà pour mes colères en milieu professionnel (même processus quand je travaillais comme prof. ou quand je participe à un débat littéraire ou autre). C'est ce que j'appelle ma réaction sèche !
Pour mes colères en famille ou avec les amis, c'est autre chose qui fait dire à ma fille : "non m'est tu t'es vue !!!", mais je m'en fiche et laisse libre cours au tsunami, en général je m'y retrouve seule avec une belle liste de gros mots et de larmes qui me soulagent beaucoup, qui me nettoient et laissent un vrai apaisement. C'est ce que j'appelle ma méthode humide ! C'est celle soupe au lait que je me trimballe depuis l'enfance et qui ne va pas plus loin que son débordement spectaculaire et passager. J'ajoute que cette colère me paraît saine parce qu'elle me préserve de toute rancune !
Ce que je peux dire c'est que quelque méthode que j'applique (inconsciemment, rien n'est déterminé !), après je réfléchis au pourquoi du comment et j'essaie de faire mieux, ça fait 50 ans que j'essaie, doit bien y avoir une petite évolution quand même... !!!
Oui Isa, d'accord avec toi : en général les gens qui mettent fin à leur jours n'avertissent pas de leur acte à venir. Il y a 7 ans un de mes meilleurs amis, médecin, s'est donné la mort et rien ne l'avait laissé supposer qu'une sorte de dégoût de vivre dans une société qui lui faisait mal mais dont il n'avait jamais laissé supposer qu'il voulait la quitter.
Pour le Net, je n'y suis pas à l'aise, je l'ai toujours dit, trop de virtualité qui cache (et révèle finalement si on veut bien regarder, je pense à ça subitement en l'écrivant !). J'ai toujours espoir que les gens y aient une vraie volonté de se comprendre, mais là je suis naïve et je le sais ! Chacun ne donne à voir que ce qu'il est et je ne suis pas du tout certaine qu'il y ait une volonté majeure d'essai de compréhension sur le Net pas plus que dans la vie ! Quand il m'arrive d'y intervenir c'est sous le coup d'une pulsion qui m'engage. Avant de le faire, j'essaie toujours de me "dépassionner" (c'est terriblement difficile avec ma nature !), n'être ni dans la censure radicale ni dans l'adhésion systématique, c'est peut-être pour ça que je parais trop "générale". Mais bon, j'essaie juste d'être la plus exacte avec moi-même. Mais l'opposition ou l'encensoir pour le plaisir du discours, je m'en fiche. Par contre je suis toujours touchée quand je sens une parole fondée (même si elle n'est pas d'accord avec moi) et toujours triste quand je sens de la méchanceté.Comme ton amie Isa, "le chemin bouddhiste du détachement et de la compassion" m'attire totalement mais je m'y tords les chevilles plus souvent qu'à mon tour !!!
Bisous les filles et bonne journée à tous, 16° sur ma terrasse ce matin, un soleil printanier, qui dit mieux ?!...
Ile
isa le 27/11/2008 à 12:41:54
Moi ! je viens d'acheter pour l'IUFM le petit dernier de Steph, la fenêtre d'Iléana, et quelle surprise ! ce n'est pas seulement un roman, mais un somptueux album illustré. Ouaaaaaah, le magnifique cadeau pour Clara que ça va faire (Clara c'est la fille de mon prof de violoncelle). Juste pour éclairer un peu ce fil :-)))
dès que j'ai le temps, je fais un article ici
flo le 27/11/2008 à 17:21:25
ben j'ignorais cette bonne nouvelle!!!
je vais me le procurer aussi!
Ile le 27/11/2008 à 19:08:52
Hé Flo, on dirait que ça t'a fait un choc, tu en bégaies de joie !...
flo le 28/11/2008 à 11:07:39
héhé! oui, j'ai vu des photos du livre, c'est magnifique.
Quand je poste d'un de mes postes de travail, ça double ou triple toutes mes interventions.... grrr