Journal de l'Insolubleoublier son noyé, arroser son herbier...... une phrase qui tombe bien exactement au centre des choses Bon, ce serait difficile de faire plus groumpf au niveau du son (on dirait moi l'enregistreuse), mais la vidéo est bien sympa j'entendrais bien un petit doum di doum, doum-dou-dou-doummm de violoncelle à la Apocalyptica par dessous pour rythmer plus Rob chante "rotatives" le texte est très beau : Ma vie vaque à son vrac sur un reflet de flaques Un ciel de rotatives éditant la saison Ou va mon humeur vague et va mon vol de nuit Sur quel verbe imprévu dévidé dévalant Passeront les assauts d'un silence en sursaut Il va falloir guinder mon faux-fuyant de mots Sauter dans l'escalier signer son salutaire Rouler dans la rocaille arrimé à la rime Oublier son noyé arroser son herbier Ma vie roule des rôles toujours inachevés Des rotations d'espoir de boussole affolée Je force dans mes fouilles les désirs défroissés Je me heurte et fulmine au phrasé d'artifice Et quand revient la nuit avec intensité J'enlise dans la forme mes mobiles pervers Les syllabes sous l'aile la romance se place A ce moment strident l'écriveur va tricher Il savoure sa perte, mais qui pourrait le voir ? J'irai bien me défaire des carapaces grises Et qui grincent et qui rouillent en tour de passe-passe Tout en bloc je fais corps traquant la tragédie Conclue de vantardise et de façons brouillées Je joue le voyageur des hivers alternés Mes rites contrariés mon portrait émacié Alors le temps me poisse ou le soleil me fane Aller peser son poids, aller chercher des nacres Dans la nuit délicate me suggérant le thème Robert Cuffi Article ajouté le 2007-06-15 , consulté 165 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Journal juin 2007 "Retour aux articles |