Journal de l'Insoluble10 mai 2007Il mon indien se
porte vers la toute extrémité du monde, et puis s’y courbe vers le nord Il mon étrange
branche des étoiles espace et lie infatigable toute l’architecture d’une maison
construite auprès des barques mais ce sont aussi
des os très lisses et amaigris, la tension douloureuse où l’épuisement dépose
des ruisseaux de sueur entre les bras et où l’intime
contre frère amour contre chair
énoncée de force égale contre
égal rivière noire
contre élargissement des côtes feuille arrondie
contre mon livre des sables Il mon indien se
porte vers la toute extrémité du monde et sur la
construction de la mer échafaude avec patience les poutres parce qu’il est
important de mener lutte avec contraires parce qu’à laisser
mourir ainsi toutes ses haines le ciel s’exténuera parce qu’emmêlés
inexplicables on prend le feu du tourment comme histoire parce que les
anges ont un visage à l’intérieur Article ajouté le 2007-05-10 , consulté 446 fois CommentairesIle le 10/05/2007 à 23:43:43Je viens de lire ce texte sur le Forum Bleu, et j'étais persuadée qu'il était de toi !!! J'adore reconnaître une écriture... Il est très beau ce poème, très puissant et puis sa dernière phrase qui le fait se rejoindre, sa force qui nomme sa douceur initiale : "parce que les anges ont un visage à l'intérieur"... ouh là ! ça me bouleverse Isa ! isa le 11/05/2007 à 11:13:22 merci Ile ! comme j'explique sur ragueneau, l'histoire du visage à l'intérieur est une simple description, mais évidemment elle peut être perçue comme beaucoup plus forte. Heureuse de ton passage... LiensVoir les articles de la catégorie " Journal mai 2007 "Retour aux articles |