Journal de l'Insoluble20 mars 2007Le mur chargé d'objets et de
couleurs est pour l'homme solaire, de chair et de coeur, l'homme qui aime son
chat, une femme laide, le vieillard décrépit qui traverse la route, une mouche
qui s'est posée dans la poussière de la table. Le mur blanc est pour l'épuisé
au bord du naufrage. Comme on cligne des yeux sur la neige, il marche ainsi
quelques instants de plus. Mais la vraie question est
seulement, comment tient le monde? Stéphane Cadé peut bien
s'égarer dans mon bordel de lit, au milieu du chat. La table de merisier être
infiniment propre. J'ai ou non l'oxygène dans la sève que crée une cassure, que
donne les règles du rite, laver les anchois, peler les oignons, mesurer
l'huile. Alors seulement, dans le
lointain passé, penser au visage de Math éclairé de rire, au corps nonchalant
s'imbibant de chaleur, sa feuille froissée. Alors seulement. Ou dans le rêve penser à toi, qui t’es
retourné vers moi puis de tes bras et de
ta laine brune me prend très fort et me protège. Bien plus tard, ralentir la
sève en une fraction de plus, apprendre. La vraie question est que le
monde tremble et sacrifie, que le monde tient par deux côtés. Que les tristesses de ce qui ne devrait
jamais arriver, les ressentir, mais pas s’y perdre. Et nous deux, enfants clairs,
nous sommes toujours toujours à chaque
bout. Article ajouté le 2007-03-20 , consulté 202 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Journal mars 2007 "Retour aux articles |