22 janvier 2007 (alpha crucis)
les paumes posées sur le bois je ne sais pas d'où je proviens
mais sûrement de cette rue en bas comme ta ligne blanche
le triangle apaisé presque triste et de pierre l'éclisse pâle
s'appuyant un instant sur ma peau mais toi tu rêves encore
maintenant ligne courbe je bois, qui m'enlèverait le vin
même si le goût est indicible et que le droit virage de la route inspire
pour cela même que je me tiens maintenant debout, proche et secrète
pour cela même qu'on ne s'approche jamais
et les écharpes divisées de la mer tout en bas de notre volonté de partir
un vin blanchi de lèvres grises
qui maintenant la phrase écrite et réécrite reforme
et pourtant il y en aura d'autres milliers
non il n'y a rien à dire, jamais, me dis-tu
avec sur l'éclisse mes paumes sur le bois posé
dans le simple virage de cette rue en bas
qui tourne vers l'orient mais toi tu rêves encore
(sonate pour clarinette de Poulenc)
Article ajouté le 2007-01-22 , consulté 179 foisCommentaires
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