Journal de l'Insoluble3 décembre 2006En décembre, la publication d'Amnesty International prend la forme d'un catalogue de Noël...boutique Bien sûr, sur le site même d'Amnesty, (ici un des sites en français) on peut y agir comme on essaie de le faire d'habitude mais il y a aussi les cadeaux... voici que je commence à ressentir cette pression angoissante de la course à la richesse, de la course aux présents, de la course tout court, celle du coeur et des nerfs qui s'emballent, comme pour tenter de contrer absolument ce qui entoure le solstice d'hiver, comment qu'on le nomme : son Sacré. Dans la ville de Nice, pas spécialement réputée pour sa pauvreté, ou du moins pour sa discrétion à montrer la richesse, cette tension est maintenant palpable, attaquante, destructrice. Une fois encore sera donnée l'occasion à tous de faire la diffférence entre nous, entre ceux qui vivent, ceux qui ont du mal, ceux qui gaspillent. Amnesty, si on lui fait confiance (je pense qu'on peut), permet des présents tout simples, d'une beauté somptueuse, et peu chers ![]() L'habitude aidant, j'ai encore des scrupules, la bougie achetée pour quelqu'un que j'aime n'est vraiment pas chère, je culpabilise encore. Se dire que son prix représente si peu pour moi, et pourtant deux mois de vie à Bombay quand on est au seuil de pauvreté n'arrange rien, plutôt de la déprime au contraire. Le seul truc, c'est que je suis sûre que mes merveilles seront payées réellement aux artisans, c'est quelque chose, et qu'aucun esclave de quatre ans n'aura usé ses yeux à coudre ou modeler quoi que ce soit d'eux. Faire un tour aussi sur l'autre site,celui des pétitions et des signatures Se dire qu'il faut dire que laisser faire et laisser dire c'est encore plus atroce toujours laisser faire toujours laisser dire Oh, je ne suis pas meilleure que les autres. Sur le bleu j'ai encore laissé passer un message de diffamation d'Izarra sans rien dire,sans même lire, tellement c'est devenu commun et admis par tous les participants maintenant. Et aussi un truc sinistre sur le SIDA. Et dans quelques jours, je laisserai encore passer, sûrement, le viol et la stupidité abjecte, en faisant semblant de regarder ailleurs et en parlant du ciel. Non, je ne suis pas meilleure que les autres... Bon, mais en attendant, après trois heures où moi et étudiants mouillés dans les locaux peu chauffés de la fac nous retrouvions pour travailler, après ça je suis revenue par la mer, dans la nuit l'air et la pluie, pour échapper à la ville... C'était beau Le ciel était comme ça : ![]() Article ajouté le 2006-12-02 , consulté 181 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Journal Décembre 2006 "Retour aux articles |