Vous serez...
Vous serez mon maître du jour. Celui qui s'approchant de l'extrême vulnérabilité posera son savoir en abîme. Celui qui retiendra dans le fond pâle une fusion pleine et intense de ce qui pour moi prendrait autant de siècles : vous serez doux, vous serez humble, vous serez tellement immense entre les ouvertures du jardin vers les fontaines qu'il vous sera fondamental de disparaître, sinon c'est par vous que se tairaient les oiseaux. Vous serez tellement sûr de l'autre vie, tellement certainement plongé dans ses arcanes, que vous garderez dans vos poignets une manière de porte, vous me la ferez voir, je descendrai les marches et l'incommensurable présence d'ange jusqu'au plus bas de tout
Le brouillard s'élève maintenant dessus le brun foncé du sol, et je demande : « quand vient le sud, quelle est la partie de mon corps qui tremble le plus violemment ? » Tu ne trembles pas. Une très jeune femme s'approche, un long regard posé sur moi comme une emphase, va s'asseoir de l'autre bord dans son sourire. Je demande : « quand vient le sud, comment baigner dans ton regard les plus ultimes tremblements de mes épaules et de mon ventre ? » Un arbre se montre, s'élance vers la terre, puis vers le ciel de tous événements de feuilles et à l'endroit précis où il s'élève en haut des herbes et d'un déchaînement de mauve, définit l'humidité du matin.
Moi, de la fumée tiède qui sourd de mon corps à cet instant replié j'enveloppe tous les tremblements de toutes les longues époques où je t'espère.
Vous aurez le chemin, vous aurez toutes les rues de moi celles où je penserai du bien de votre route, et nous rirons de ces secrets que nous ne dirons pas, sinon de nos colliers de fugues et des tangos de mains et de guitare. Au travers des écharpes du temps nous saurons faire alliance.
Vous aurez tant d'années.
Vous aurez vous aussi le prénom d'une étoile
Article ajouté le 2006-08-29 , consulté 237 foisCommentaires
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